Syndrôme du bébé secoué, qu’est ce que c’est ? 

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En France chaque année, plusieurs centaines d’enfants sont concernés par le syndrome du bébé secoué. Seulement ces chiffres sont sous-évalués puisque le syndrome n’est pas toujours détecté et que l’auteur des secousses cache son acte. 

En quoi consiste le syndrome du bébé secoué ? 

Ce syndrome désigne un traumatisme crânien entraînant des lésions cérébrales consécutives à des secouements. Dans la majorité des cas, l’adulte s’occupant de l’enfant est seul et craque. Souvent suite à une grosse crise de pleurs, ne parvenant pas à calmer le petit, l’adulte passe à l’acte et secoue le bébé. Cette perte de contrôle peut avoir des conséquences irréversibles.  

Quels sont les signes du syndrome du bébé secoué ?

Les signes cliniques de ce syndrome surviennent immédiatement après le trauma. 

Les symptômes très spécifiques signes d’une atteinte neurologique sont divers. Vous pouvez remarquer une somnolence inhabituelle, des potentiels troubles de la conscience. Le corps de bébé peut être rigide ou à l’inverse mou, bébé se laisse complètement manier, il y a une perte du tonus. Il est possible aussi d’observer des mouvements anormaux voire des convulsions. Enfin, bébé peut montrer des difficultés à respirer. 

Le syndrome peut entraîner une diminution de l’appétit, des vomissements sans raison apparente.

Toutefois, tous les bébés ne développent pas ces symptômes relativement reconnaissables. Certains ont des comportements inhabituels mais qui ne sortent pas de l’ordinaire. Ainsi, il est facile de passer à côté. Le syndrome peut entraîner une diminution de l’appétit, des vomissements sans raison apparente. Vous pouvez trouver votre bébé moins souriant, moins bruyant qu’à l’accoutumé. Il peut également être plus irritable, pleurer davantage. Bref, des troubles anodins mais qui peuvent pourtant être consécutifs d’un traumatisme crânien. 

Quelles sont les conséquences du syndrome ? 

Les lésions cérébrales causées par le syndrome du bébé secoué peuvent être irréversibles. En plus des blessures physiques et psychiques occasionnées par les secousses, il y a des séquelles qui empêchent la bonne croissance du bébé. 

Enfant, un bébé secoué peut souffrir de difficultés à l’école, un problème d’apprentissage, qui peut s’associer à des troubles cognitifs et du comportement. Les lésions peuvent entraîner un handicap, une paralysie, la cécité, la surdité mais aussi un ou plusieurs déficits visuels. Occasionnellement, cela peut causer de l’épilepsie. 

Bien entendu, le syndrome du bébé secoué est une cause de mortalité chez le nourrisson. Sa tête est proportionnellement bien plus lourde que son cou dont les muscles n’assurent pas un soutien optimal. Par conséquent, l’enfant peut mourir du fait d’une rupture de la nuque. Il peut également mourir d’hémorragie interne et des conséquences du traumatisme crânien. Selon l’assurance maladie, un bébé sur 4 meurt d’avoir été secoué.

Comment réagir face à aux pleurs de bébé ? 

Les pleurs d’un bébé, surtout s’ils s’étendent dans la durée, reste le motif principal de secousses du bébé. Dans 70% des cas il s’agit d’un homme, le père ou le conjoint de la mère. Il est donc primordial d’apprendre à garder son calme face à un bébé même si ses pleurs sont désespérants. 

Le premier réflexe consiste à déterminer l’origine des pleurs. Assurez-vous que l’enfant n’a pas de fièvre. Vérifiez si l’enfant a besoin d’être changé, s’il a faim ou soif, s’il a trop chaud ou froid. Les pleurs dans la majorité des cas signalent un de ces besoins pressants. Si l’enfant ne s’arrête pas de pleurer, essayer de le calmer : calin, berceuse, promenade, musique relaxante, bain ect… 

Essayez de vous détendre.

Si vous sentez que vous êtes à bout de force, frustré, énervé, en colère : arrêtez-vous ! Passer le relais à une personne de confiance. Si vous êtes seul(e), demandez de l’aide à vos proches pour vous prêter main forte. Si personne ne peut vous aider, ce n’est pas grave. Installez correctement bébé, laissez-le pleurer, prenez un peu de temps pour souffler. Essayez de vous détendre. Mieux vaut quitter la pièce et laisser bébé pleurer, que de prendre le risque de le secouer. 

Si vous sentez que vous avez besoin d’aide, ou que vous ressentez l’envie de secouer bébé n’hésitez pas à contacter le 119. La plateforme Allô enfance en danger pourra vous écouter et vous donner des conseils pour vous calmer ainsi que bébé.  

Que faire si j’ai secoué mon enfant ou si je pense qu’il a été secoué ? 

Ne prenez surtout aucun risque. Appelez les urgences ou rendez-vous directement aux urgences pédiatriques et expliquez la situation aux médecins. Un enfant secoué a besoin de soins d’urgence. Les médecins auscultent l’enfant et recherche par imagerie des traces des secousses : oedèmes, hémorragies, lésions cérébrales. 

Sachez que les hospitaliers, s’ils constatent un syndrome du bébé secoué, ont le droit et le devoir de le signaler au procureur de la République. Une enquête est ensuite menée pour trouver l’auteur des secousses et savoir si bébé souffre de maltraitances.  

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